Cabochons, Cuisine & Co !

28 janvier 2012

Fleurs

Désolée de ne pas vous montrer de travail manuel ces temps-ci, mais mon encours tricot est réellement long, je n'en suis pas au bout loin s'en faut.

Voici donc une photo, pour rester dans la même veine que les posts précédents. C'est un détail d'un Kalanchoë, il égaie un peu mon bureau et a eu le bon goût de refaire des fleurs en hiver. La fleur est très simple mais très harmonieuse, la macro lui va bien je trouve.

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26 janvier 2012

Roots et déroutes - Dis-moi la poisse, vas voir ailleurs, veux-tu ?!

Niveau moral ce soir c'est plutôt la déroute intégrale... mais bon je continue ma route, il faut bien.

J'aimerais prendre un médecin pour taper sur un autre. C'est possible vous pensez ? Des volontaires peut-être ?

Une autre photo de la série du weekend dernier, que je trouve moins belle que l'autre mais l'effet n'est pas mal non plus.

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Exifs : 13 sec d'expo, 4000 ISO, F11, 17mm

Le réglage des ISO me paraît dément, aurais-je merdu ?
Nouveaux essais prévus cette ce weekend, croisons les doigts pour qu'il ne pleuve pas...


@Estelle si tu passes par là : merci infiniment, je m'en occupe demain si j'y arrive :)

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22 janvier 2012

Je me souviens d'une autoroute...

Test du soir, sur un pont au-dessus de l'A10...

Bonne tranche de rigolade quand mon mari a dit "vous inquiétez pas les gars, on n'est pas des flics !". Car c'est vrai, en voyant un trépied sur un pont, franchement, vous pensez qu'ils ont cru quoi les gens en dessous ?

J'avoue, j'ai piqué l'idée chez le Duke, dont vous pouvez aller voir le magnifique blog au passage ! Alors merci monsieur pour l'idée ;-)

Edit du 23/01 : Quitte à se la jouer photographe, autant faire les choses bien et mettre les exifs :
13 sec d'expo, 100 ISO, F3.5, 17mm

 

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Et parce que c'est une de mes préférées, parce qu'elle me parle énormément, et parce qu'elle va si bien avec la photo... même si j'ai mis un titre issu d'une chanson de Bashung, vous aurez du Thiéfaine pour terminer cet article :

 

Elle m'envoie des cartes postales de son asile
m'annonçant la nouvelle de son dernier combat
elle me dit que la nuit l'a rendue trop fragile
  et qu'elle veut plus ramer pour d'autres Guernica
  et moi je lis ses lettres le soir dans la tempête
en buvant des cafés dans les stations-service
  et je calcule en moi le poids de sa défaite
  et je mesure le temps qui nous apoplexise
  et je me dis stop
mais je remonte mon col j'appuie sur le starter
et je vais voir ailleurs, encore plus loin ailleurs

  et je croise des vieillards qui font la sentinelle
  et me demandent si j'ai pas des cachous pour la nuit
je balance mes buvards & tire sur la ficelle
pour appeler le dément qui inventa l'ennui
  et je promène son masque au fond de mes sacoches
avec le négatif de nos photos futures
je mendie l'oxygène aux sorties des cinoches
  et vends des compresseurs à mes ladies-bromure
  et je me dis stop
mais je remonte mon col j'appuie sur le starter
et je vais voir ailleurs, encore plus loin ailleurs

il est bientôt minuit mais je fais beaucoup plus jeune
je piaffe & m'impatiente au fond des starting-blocks
je m'arrête pour mater mes corbeaux qui déjeunent
  et mes fleurs qui se tordent sous les électrochocs
  et j'imagine le rire de toutes nos cellules mortes
quand on se tape la bascule en gommant nos années
j'ai gardé mon turbo pour défoncer les portes
mais parfois il me reste que les violons pour pleurer
  et je me dis stop
mais je remonte mon col j'appuie sur le starter
et je vais voir ailleurs, encore plus loin ailleurs


[Autoroutes jeudi d'automne - Hubert-Félix Thiéfaine]

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21 janvier 2012

Stonecrop - Je n'en vois pas la fin

Comme c'est long ! Ce sera joli et doux c'est sûr, mais je ne suis même pas à la moitié de ce tricot. 

Merci par avance pour vos commentaires, car il se peut qu'il me faille quelques encouragements...

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Laine la droguerie (Alpaga Tourterelle - Plumette Quetsche) - aiguilles n°4.

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20 janvier 2012

Orchidées et EOS 7D

Le printemps est encore loin, mais les fleurs d'intérieur sont parfois si lumineuses.

 

Boitier Canon EOS 7D, objectif Canon 100 mm F2.8 L Macro IS USM

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19 janvier 2012

Vous reprendrez bien un peu de macro ?

Ces photos datent de l'été dernier, j'avais alors un Canon G10. Ttrès bonne bête pour qui veut s'amuser sans inverstir de trop, avec un tas de réglages à portée de la main. Enfin maintenant ce serait le G12.

Inutile de vous dire qu'avec mes derniers investissements, j'attends le printemps et la sortie de toutes ces bestioles avec une certaine impatience !

(oohhh j'ai trouvé comment faire pour que Canalblog cesse de redimensionner, yeah !)

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18 janvier 2012

Sed Non Satiata*

* en latin : "Mais non comblée"

Je vous floue un peu, puisque ce n'est pas "Sed non satiata" que je vais recopier ici. Mais le poème suivant, le n°XXVII de Spleen et Idéal. Toujours les Fleurs du Mal, toujours Baudelaire. Toujours Lilith aussi, enfin je crois, comme c'était le cas dans cette note

 

Avec ses vêtements ondoyants et nacrés,
Même quand elle marche on croirait qu'elle danse,
Comme ces longs serpents que les jongleurs sacrés
Au bout de leurs bâtons agitent en cadence.

Comme le sable morne et l'azur des déserts,
Insensibles tous deux à l'humaine souffrance,
Comme les longs réseaux de la houle des mers,
Elle se développe avec indifférence.

Ses yeux polis sont faits de minéraux charmants,
et dans cette nature étrange et symbolique
Où l'ange inviolé se même au sphinx antique,

Où tout n'est qu'or, acier, lumière et diamants,
Resplendit à jamais, comme un astre inutile,
La froide majesté de la femme stérile.

[Spleen et Ideal / Les Fleurs du Mal - Charles Baudelaire]


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15 janvier 2012

Une éternité

... que je n'avais pas brodé.

Le corps de ce collier est resté des mois sur mon bureau, j'avais toujours quelque chose de plus simple, de plus portable, de plus vendable aussi, à terminer.

Puis, la semaine dernière, illumination pour le tour de cou : pour que je puisse oser le porter, il faut quelque chose de discret. C'est chose faite. Porté le lendemain au boulot, avec un chemisier violet très foncé et un jean, c'était parfait !

J'ai un peu exagéré sur le nombre de photos, mais je n'ai pas réussi à faire un choix restreint...

Brodé Violet Asymétrique 3

Brodé Violet Asymétrique 1

Brodé Violet Asymétrique 4

Brodé Violet Asymétrique 2

Brodé Violet Asymétrique 5

Brodé Violet Asymétrique 6

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14 janvier 2012

Bienvenue chez les fous

Parmi ceux qui passent par ici, il doit bien y en avoir quelques uns qui doivent se dire que je ne suis pas très nette, à passer mon temps à fabriquer autant de trucs plus ou moins utiles, ou bien à me plonger dans des recueils de poèmes. Alors justement, aujourd'hui, parlons des dingues et des paumés !

Pas d'analyse de la chanson de HFT, attention ! C'est un tel monument que m'y aventurer m'est tout simplement impossible. Cette chanson-là, chacun la vit et la comprend comme il l'entend. Mais tout de même, en lisant Au Dessous Du Volcan, l'extrait suivant m'a sauté aux yeux, tout comme le parallèle avec la chanson (Thiéfaine me semble avoir puisé beaucoup d'inspiration dans le livre).

Je m'empresse donc de le faire partager aux Thiéfainautes en visite par ici :

[...] sur cette vieille blague à eux, le Consul craqua une allumette pour la cigarette que, n'importe comment, il n'était pas parvenu à mettre entre ses lèvres : peu après, se retrouvant avec une allumette éteinte, il remit la cigarette dans sa poche.
Un instant ils se firent face comme en silence deux muettes forteresses.
L'eau qui gouttait toujours dans la piscine - Dieu, avec quelle mortelle lenteur - comblait entre eux le silence... Il y avait autre chose : le Consul s'imaginait ouïr encore la musique du bal, qui devait depuis longtemps s'être tue, en sorte que le silence était comme pénétré de la sourde batterie des tambours évanouis. Paria : cela voulait dire tambours aussi. Parian. C'était sans aucun doute l'absence presque palpable de la musique, toutefois, qui rendait tellement singulier qu'à son rythme parussent s'agiter les arbres, illusion qui vêtait non seulement le jardin mais les plaines au-delà, la scène tout entière sous ses yeux, d'horreur, l'horreur d'une intolérable irréalité. Ce devait être assez, se dit-il, comme ce que souffre quelque dément en ces moments où benoîtement assis dans le parc de l'asile, la folie brusquement cesse d'être un refuge et s'incarne dans les cieux fracassés et tous les alentours en la présence desquels la raison, déjà frappée de mutisme, ne peut que courber la tête. Trouve-t-il un soulagement, le fou, à de pareils instants où en boulets de canon ses pensées lui tonnent au travers du cerveau, dans la beauté exquise du jardin de l'asile ou des proches collines, au-delà de la terrifiante cheminée ? [...]


Et forcément, le texte "Les Dingues et les Paumés" ne peut que faire suite à ce petit extrait :

les dingues et les paumés jouent avec leurs manies
dans leurs chambres blindées leurs fleurs sont carnivores
et quand leurs monstres crient trop près de la sortie
ils accouchent de scorpions et pleurent des mandragores
et leurs aéroports se transforment en bunkers
à quatre heures du matin derrière un téléphone
quand leurs voix qui s'appellent se changent en revolvers
et s'invitent à calter en se gueulant come on

les dingues et les paumés se cherchent sous la pluie
et se font boire le sang de leurs visions perdues
et dans leurs yeux-mescal masquant leur nostalgie
ils voient se dérouler la fin d'une inconnue
ils voient des rois-fantômes sur des flippers en ruine
crachant l'amour-folie de leurs nuits-métropoles
ils croient voir venir Dieu ils relisent Hölderlin
et retombent dans leurs bras glacés de baby-doll

les dingues et les paumés se traînent chez les Borgia
suivis d'un vieil écho jouant du rock'n'roll
puis s'enfoncent comme des rats dans leurs banlieues by night
essayant d'accrocher un regard à leur khôl
et lorsque leurs tumbas jouent à guichet fermé
ils tournent dans un cachot avec la gueule en moins
et sont comme les joueurs courant décapités
ramasser leurs jetons chez les dealers du coin

les dingues et les paumés s'arrachent leur placenta
et se greffent un pavé à la place du cerveau
puis s'offrent des mygales au bout d'un bazooka
en se faisant danser jusqu'au dernier mambo
ce sont des loups frileux au bras d'une autre mort
piétinant dans la boue les dernières fleurs du mal
ils ont cru s'enivrer des chants de Maldoror
et maintenant ils s'écroulent dans leur ombre animale

les dingues et les paumés sacrifient don Quichotte
sur l'autel enfumé de leurs fibres nerveuses
puis ils disent à leur reine en riant du boycott
la solitude n'est plus une maladie honteuse
reprends tes walkyries pour tes valseurs maso
mon cheval écorché m'appelle au fond d'un bar
et cet ange qui me gueule viens chez moi mon salaud
m'invite à faire danser l'aiguille de mon radar

[Les Dingues et les Paumés - Hubert-Félix Thiéfaine]

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11 janvier 2012

Sautoir noir et gris

Tout simple.

Sautoir noir et crème 2 boules filigrannées 1

Sautoir noir et crème 2 boules filigrannées 2

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