Cabochons, Cuisine & Co !

13 mai 2012

Defi 13 Mai 2012 : Sirupeux

Donnons dans le sirupeux ce soir.

Enfin pas trop, hein, c'est comme pour le pastel : je n'aime pas des masses. Vous ne trouverez pas non plus la réponse à la question "comment dire je t'aime à une fille" (sirupeuse question trouvée dans les requêtes Google ayant mené à mon blog... je me demande encore comment cette personne a atterri ici, mais passons).

Causons bijoux, sautoirs, tout ça, comme avant, à l'origine de ce blog ! Mais si voyons, ça colle avec le Defi 13 puisque pour faire mes perles perlées je prends un fil et une aiguille : on peut donc assimiler cela à de la couture, n'est-ce pas ?

Thème du mois du Défi 13 : couleurs sirops. Ben on n'est pas rendu, là.
Je suis partie sur un truc rose, en pensant grenadine. Bon, en fait on n'est plus du tout dans la grenadine avec ce sautoir, mais plutôt dans la rose fadasse.
Sirop de rose fanée, ça vous va ? Sinon il y a sirop de cuivre aussi. C'est bien sirop de cuivre, en fait. Allez, je valide.

Et pour voir pour les réalisations des autres galériennes du sirop, c'est par là !

Sautoir 3 Octahedrals Rose et cuivre 1

et hop, un petit Ishbel au passage (il est vieux celui-là, avec une belle erreur dans une des séquences de dentelle... Aiguilles 5.5, laine Galactic de chez Phildar)

Sautoir 3 Octahedrals Rose et cuivre 2

Sautoir 3 Octahedrals Rose et cuivre 3

Sautoir 3 Octahedrals Rose et cuivre 4

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05 mai 2012

HF Thiéfaine à Mennecy - Récidive !

Promis, enfin pour les non-fans qui visitent ce blog : dernier compte-rendu et dernières photos avant longtemps. Pas de concert au programme avant plusieurs mois (aaaarrrrgggghhhh !!!).
Pour les autres, pour ceux qui cherchent toujours des photos ou des comptes-rendus de concert (si si, je sais qu'il y en a... j'en fais partie !), je vous souhaite une bonne lecture et surtout du courage, car c'est long !

HFT n'est pas tout seul, il a un peu de compagnie pour ce reportage. Il faut dire qu'hier soir, l'animal n'était pas d'humeur à se laisser capturer... Enfin, au début oui, puis rideau. Plus rien. Ni flashes (encore heureux, vu que je ne supporte pas non plus), ni appareils photos quels qu'ils soient, ni portables ! Remarquez... ce n'est pas plus mal. Même traitement pour tout le monde ! Stressé par la perspective du concert du lendemain à Dôle, dans ses terres ? Peut-être.

Mennecy. Une salle de concert à l'environnement atypique, perdue dans la verdure. Génial pour attendre au soleil au milieu des arbres, faire connaissance avec des fans prêts à braver quelques centaines de km de rails pour venir applaudir Jean-Marc Poignot. Et puis tant qu'à être là, autant en profiter pour écouter Hubert. Après tout, il fait des trucs pas trop mal, le type qui assure la 2ème partie !

Au bout de quelques heures, la pluie se pointe... nous voici à l'entrée de la salle, où nous pourrons passer le reste de l'après-midi assis et au chaud. Des plantes vertes nous tiennent compagnie, ainsi qu'un distributeur de boissons. Les végétaux et les machines entretiennent - semble-t-il - de curieuses relations, puisque le personnel de la salle a jugé bon de mettre un panneau au dessus d'une plante : "merci de ne pas mettre les feuilles des plantes vertes dans le distributeur" (je ne garantis pas l'exactitude de la formule) !?!?!? Même consternation devant la machine à café et ses capuccino "lait / arôme cacao" et "arôme cacao / lait", qui constituent deux breuvages a priori différents et nous laissent hilares mais perplexes.

Ainsi passent ces heures d'attente, moment privilégié que j'apprécie toujours autant de partager avec mes camarades dingues et paumés avant chaque concert. Au fil de l'après-midi divers bruits viennent ponctuer nos discussions. L'un cloue violemment t-shirts et sweat-shirts aux panneaux du stand de "merch" (uuuhhh, j'ai élargi mon vocabulaire de concert), un autre entonne La vamp orchidoclaste... Car voici les balances ! Nous sommes derrière la porte avec interdiction de mettre un orteil dans la salle, mais depuis le hall d'entrée nous entendons les vocalises de ceux que nous sommes venus voir ce soir. Hubert d'abord, Jean-Marc ensuite, et revoilà Hubert. C'est tout juste si nous n'aurons pas eu le concert en double... j'exagère, mais pas tant que ça !! Profiter des balances sans y assister, ce n'est pas mal du tout finalement.

Vient le moment de passer les portes noires, derrière lesquelles se situe l'entrée de la planète Thiéfaine le temps de cette soirée... Cette fois pas trop de stress (quoique... je suis incorrigible) pour passer la sécurité : deux personnes sont autorisées à photographier les débuts du concert et j'ai la chance d'être l'une d'entre elles. Je me place à mon endroit fétiche, la salle est minuscule, le concert n'a pas débuté mais pour moi la magie opère déjà.


 (Il se peut que ces photos cassent complètement la page de mon blog car je les ai redimensionnées en un peu plus grand que d'habitude... si c'est le cas, ma foi tant pis !)

 Petit coup d'oeil furtif sur la set list de Jean-Marc Poignot...



Allez, exctinction des derniers feux hors de la scène, et voici Jean-Marc Poignot et ses musiciens qui s'installent (un guitariste et une violoncelliste). S'il y a bien une 1ère partie que j'ai appréciée sur les concerts de HFT, c'est celle de Rouen. Ca tombe bien, c'était déjà Poignot. Il est régisseur de la tournée à ses heures, mais aussi et surtout chanteur à cet instant. Son album "Loup Commun" vient de sortir (et nous sommes nombreux à vous le recommander) et le voici devant nous pour nous en faire profiter. Un moment magnifique, Jean-Marc y met toutes ses tripes, les textes sont percutants, la voix aussi et les musiciens qui l'accompagnent donnent une autre dimension à la prestation, par rapport à Rouen où Jean-Marc Poignot était accompagné de sa seule guitare. Bref, on adore... et je prends des photos, bien sûr !

 

 

 

 

 



Le trio quitte ensuite la scène, quelques minutes s'écoulent... j'en profite pour demander à ma voisine de droite si le mode rafale n'est pas trop bruyant et ne la gêne pas trop, elle me confirme qu'elle n'entend rien... ouf, me voici rassurée.
HF Thiéfaine s'avance après que ses musiciens aient gagné leur place habituelle. Le concert débute toujours sur Annihilation, moment fort pour les spectateurs comme pour le chanteur et les musiciens. C'est à ce moment-là que tout le monde se met dans le bain : le public se tend à l'écoute de ce monument, et je sens l'artiste un tantinet crispé, comme à chaque début de concert.
Pas de photos pour moi sur cette chanson, je ne veux rien perturber et écoute religieusement... C'est vers la fin du morceau que tout le monde se détend, comme à chaque fois... Je tente alors 4-5 clichés, pas plus. Tous n'ont pas la même retenue que moi et certains se demandent peut-être ce que je fabrique, béate avec mon appareil photo autour du cou ! Quoi que ça m'étonnerait, tout le monde regarde droit devant bien sûr, les yeux braqués sur la scène.

 

Voilà notre Hubert débarrassé de son harmonica, il sera désormais un peu plus photogénique et surtout moins encombré. Fièvre résurrectionnelle commence, suivent Lorelei et Soleil Cherche Futur. Le son est aussi bon voire meilleur qu'à Vandoeuvre, le public semble dans l'ambiance et nos artistes semblent au top de leur forme : tout baigne !

 

 

 

 


J'essaie de faire en sorte que mon objectif ne soit pas toujours rivé à Hubert, sachant bien qu'il n'apprécie pas tellement les photos. Je partage donc autant que possible avec les autres musiciens... Alice Botté prend volontiers la pose, c'est absolument génial de le voir fixer l'objectif de longues secondes avec un petit air énigmatique ! Aucune chance que vous passiez par ici, mais merci mille fois Monsieur de vous être ainsi prêté au jeu !

 

 



Fin de Soleil Cherche Futur, et l'on me chuchote à l'oreille qu'il faut arrêter les photos. Alors j'arrête. C'est un peu la mort dans l'âme que le cache revient instantanément sur l'objectif et que je laisse désormais le boitier pendre à mon cou. Je suis mortifiée et j'espère n'avoir rien gâché ni mis l'artiste en colère comme cela arrive parfois avec les flashes... Certes j'ai joué avec le feu, mais justement sans flash, sans led en façade ni d'écran de contrôle, et j'avais même en théorie une petite autorisation pour le faire, du moins sur la première partie. Mais c'est vrai que maintenant c'est HF Thiéfaine, plus JM Poignot... Et puis après tout, dans la plupart des concerts, les photographes peuvent shooter seulement sur les trois premiers titres.
Il ne s'agit probablement pas tant que ça d'une erreur de ma part : tout le monde subit le même traitement, y compris la deuxième photographe et tous les gens qui brandissaient reflex, bridge, compact ou même téléphone portable, le tout comme moi, sans flash.

Incrédule et, je l'avoue, un peu déçue, je me fais néanmoins une raison et me remets doucement dans l'ambiance. Côté scène, tout semble aller pour le mieux. Côté public, certains fans continuent à tenter de faire des clichés. D'autres ne lâchent pas l'affaire et tentent d'obtenir gain de cause auprès de la sécurité, qui reste campée sur ses positions : plus de photos du tout. J'observe, à la fois incrédule et tristement amusée, les vigiles traquer chaque main qui se lève et l'abaisser aussitôt dès qu'ils voient qu'elle porte un objet.

Les chansons s'enchaînent, péchues ou terriblement émouvantes comme l'Etranger dans la glace. Jamais je n'avais vu Hubert nous livrer une telle prestation sur ce morceau. Ce regard sur les derniers accords, voilà un moment de grâce rare même en concert... mais de la grâce froide et dure, comme s'il était lui-même devenu cet étranger dont il nous conte la lente et inéluctable déchéance.

La minute de l'hygiéniste et son amanite mortelle reviennent, le micro aussi, sous mon nez ou presque, comme à Vandoeuvre et Gennevilliers... mais un peu plus loin pour cause de petites crash-barrières. Idem sur Mathématiques Souterraines. C'est clair et net, HF Thiéfaine a pris ses aises sur cette tournée, il fait beaucoup participer le public, cela n'a rien à voir avec les premières dates où la proximité avec le public était inexistante.

Premier rappel, second et dernier rappel... Le concert (une nouvelle fois formidable et différent des autres, allez savoir pourquoi...) touche à sa fin.
Je me retourne et constate que beaucoup de gens dans le public reprennent des photos. Après tout le risque est faible que HFT, irrité, arrête le concert alors qu'il est hilare sur La fille du coupeur de joint... soyons réalistes ! Et surtout, je sais parfaitement qu'à la fin de ce morceau, il y a un moment précieux et difficile à photographier que je voudrais saisir. Car je ne suis pas du tout satisfaite des photos de Vandoeuvre pour cet instant précis... alors, quelques secondes avant le moment venu, le boitier revient devant mes yeux. Comme pour tant d'autres spectateurs qui lèvent leurs téléphones intelligents ou autres. Et c'est parti, je déclenche... Puis je remets l'appareil en bandoulière en croisant les doigts pour qu'un cliché au moins soit réussi... A vous de juger, mais moi ça me convient !


Et pour terminer, celle que je voulais tant : le combat des chefs !


Merci de m'avoir lue ! Ce récit n'est probablement pas très digeste et je m'en excuse... mais il fallait que ça sorte !

Je vous rappelle que ces photos ne sont pas libres de droits... pour toute utilisation, je vous remercie de me contacter.

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01 mai 2012

En rade...

Retour au tricot, après cette innondation de photos.

Il y a quelques semaines, j'ai jeté mon dévolu sur la nouvelle collection Brooklyn Tweed, enfin sur un modèle en particulier : Quill.

Quill_1_medium2© Jared Flood/Brooklyn Tweed

Oui mais voilà, je suis en rade de laine depuis bientôt 15 jours... la mercerie du coin n'ayant pas été bien pressée de commander mon réassort de pelotes, j'attends toujours.
Mon Quill (de couleur taupe) n'est donc pas présentable pour le moment : il ressemble juste à un tas de poils de lama mort (dixit mon mari, il a un humour charmant). Car je tricote Quill en alpaga et pour lui, qui dit alpaga dit lama mort, ça n'a pas grand chose à voir mais tant pis, c'est comme ça. Et encore, je ne vous ai pas encore parlé du lama cuit (je laisse votre imagination travailler)...

En attendant la livraison de mon alpaga taupe, il me fallait donc autre chose pour occuper mes doigts... me voici donc encombrée d'un autre encours, j'ai nommé Haruni. Pour celui-ci je devrais avoir largement de quoi terminer la chose avant d'être en rupture de laine.
Ci-après quelques photos. Le travail est certes moins avancé que pour Quill, mais il est bien plus présentable. Aiguilles circulaires n°4, mélange de 2 couleurs de Rowan Fine Lace : 926 et 922 (un bonheur de douceur : 80% bébé lama mort (!!!) et 20% merinos).

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23 avril 2012

HF Thiéfaine à Vandoeuvre - Suite et fin...

J'en profite pour rappeler le nom des musiciens qui composent le groupe :

Alice Botté à la guitare, Marc Perrier à la basse, Christopher Board aux claviers et à la guitare, et Bruce Cherbit à la batterie.

Et bien sûr, au chant, parfois à la guitare ainsi qu'à l'harmonica à ses heures, Hubert-Félix Thiéfaine.

Merci Messieurs pour cette tournée !

 

 

NB : les photos présentées sur ce blog ne sont pas libres de droits.
Pour toute utilisation, merci de me contacter. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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21 avril 2012

HF Thiéfaine à Vandoeuvre - La suite des photos !

Comme promis, voici quelques autres photos. Je ne résiste pas à attendre plus longtemps avant de les poster !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y en a peut-être encore d'autres à venir...

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HF Thiéfaine à Vandoeuvre - La revanche sur l'amanite... et photos !

Hier soir, concert de Monsieur Huber-Félix Thiéfaine à Vandoeuvre.

Encore, oui, je sais. Je frôle l'addiction. Ce n'est pas près de s'arrêter...
Et je lui donne du Monsieur, oui là aussi, et plutôt deux fois qu'une !

C'était du lourd, du très, très lourd. Nous sommes sortis scotchés de cette salle, ébahis d'avoir passé une telle soirée. A lire absolument : le compte rendu de Katell par ici...

Pour ma part, le grand stress de la journée d'hier se résumait à une seule question : l'appareil-photo passera-t-il ? Il est passé. Monsieur Thiéfaine et ses musiciens se sont occupés du reste, et pas qu'un peu.

J'ai donc mitraillé comme j'ai pu, tout en montrant le plus de respect possible envers l'artiste : pas de flash, pas de led verte ou rouge sur la façade, pas de shoot en rafale pendant les pauses, pas de clichés lors des moments calmes du concert, etc.

C'était la moindre des choses, vu ce qu'il a donné. Car Thiéfaine a tout donné : il a mouillé ses trois chemises comme jamais. Mais enfin Monsieur, comment avez-vous réussi à littéralement exploser la performance déjà impressionnante de Gennevilliers ? Chaque concert est une claque encore plus grosse que celle reçue lors du concert précédent, et ainsi de suite... Une meilleure acoustique a sûrement aidé, un public plus que réceptif aussi, tout cela aboutissant à une salle chaude comme la braise. Quelle chaleur, quelle ambiance !

Et chose incroyable... Thiéfaine m'a de nouveau tendu le micro... J'ai ainsi tenté de rattraper ma misérable performance de Gennevilliers (le compte-rendu est ici si vous ne l'avez pas lu...). Mémorable revanche sur l'extinction de voix et sur l'amanite désastreuse !

Trève de bavardages, voici quelques photos... d'autres suivront certainement. Vous constaterez qu'Alice Botté apparaît souvent. Normal : sa performance vaut le détour, lui aussi il nous donne tout ce qu'il a. Et cette gueule, taillée à la serpe... Surtout, ne passez pas à côté de ce géant de la guitare !

NB : les photos présentées sur ce blog ne sont pas libres de droits. Pour toute utilisation, merci de me contacter. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 avril 2012

Printemps qui vient...

Voici un petit texte d'Elodie Santos, pour illustrer quelques photos prises le weekend dernier dans un jardin breton.
 
Printemps qui vient fleurir le temps
arrive un jour sans qu’on le voit venir
Printemps qui vient comme le vent
souffler sur l’hiver et le faire partir
Printemps qui vient renaître à nouveau
nous caresser la peau et nous faire sourire
Printemps qui vient avec la Douceur
accueillir le Soleil qu’on avait oublié
Printemps qui vient nous réchauffer
arroser les jardins, faire jaillir les fleurs
Printemps qui vient nous dire Je t’aime
Afin qu’on puisse tout recommencer

[Elodie Santos, 2009]

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13 avril 2012

Defi 13 Avril 2012 : Non, je n'aime pas le pastel

Pastel. Beurk, comme disent les gosses.

Je trouve ces couleurs inélégantes au possible, en plus ça me fait penser à la layette, ce qui n'est vraiment pas une bonne idée.

Donc hors de question de tricoter ou coudre un truc dans ces tons... je pensais sérieusement passer (une fois de plus) mon tour pour ce mois-ci.

Mais en fait non, car j'ai trouvé la parade : en mélangeant une horrible chose pastel (de la laine) avec une chose pas pastel du tout donc moins horrible (de la laine aussi), ça peut donner un truc pas mal.

J'ai donc jeté mon dévolu sur ces deux pelotes (et d'autres toutes pareilles, mais bon pas la peine de tout vous montrer, hein !) :

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Et j'ai profité de l'occasion pour me tricoter MON Ishbel. MON MIEN. C'est le 7ème depuis novembre dernier, eh oui, rien que ça.

Pas dit que j'en fasse un autre tout de suite : plus de commandes pour les copines, donc c'est bien, ça va aller là, on va arrêter un peu avec modèle ;-)
Amy, vu que tu as failli être sur les rangs il y a peu, d'ici l'automne prochain l'overdose d'Ishbel se sera probablement résorbée d'elle-même, qui sait ! Voire même avant, car c'est quand même un plaisir à tricoter ce truc-là, et en plus ce n'est pas très très compliqué.

Revenons au truc-pastel-moche et au truc-moins-pastel-donc-moins-moche, au final le mélange des deux a donné un châle bien chaud, pile à la bonne taille pour couvrir et chauffer mes épaules quand il fait 5°c en plein mois d'avril. Et la couleur est même très chouette, ça fait une sorte de turquoise chiné plus pastel du tout, donc j'aime !

 

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Et si vous, vous aimez le pastel, alors suivez ce chemin !

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08 avril 2012

Marie Busato - Photos de concert #1

Petit dîner hier soir au restaurant "Le 107" où, chaque samedi ou presque, des chanteurs et / ou musiciens jazz viennent se produire pour agrémenter la soirée des clients.

Au programme d'hier soir, Marie Busato et son groupe (Vinh Lê au piano, Fabrizio Fenoglietto à la contrebasse et Thierry Tardieu à la batterie), pour une soirée doucement rythméee et poétique. La voix puissante et à la fois toute en retenue de la chanteuse sied à merveille aux chansons tantôt brésiliennes, tantôt françaises qu'elle nous interprète, mille expressions venant illustrer les paroles sur son visage.

J'en ai donc profité pour m'essayer à la photo de concert... merci au 107 et bien sûr aux musiciens de s'être prêtés au jeu. Le décor n'étant malgré tout pas celui d'une salle de concert, et les couleurs au second plan pouvant perturber les portraits, j'ai préféré le noir et blanc pour presque toutes les photos... sauf pour celle du batteur, qui était le seul à bénéficier d'un arrière-plan uni !

Je vous remercie par avance pour votre passage, ainsi que pour vos éventuelles impressions !

D'autres photos de concert à suivre... en tout cas, je l'espère très fort ;-)

 

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31 mars 2012

HF Thiéfaine à Gennevilliers - Les heures se courbent dans l'espace...

Au départ, tout est question d'heures.
A quelle heure quitter le boulot, à quelle heure prendre la route, à quelle heure arriver pour avoir une bonne place, combien d'heures attendre avant d'entrer dans la salle, à quelle heure en sortir ?

Je quitte mon travail en courant, mange en 4ème vitesse, attrape un bouquin pour m'occuper si besoin est, saute dans ma voiture, puis dans le métro... attente. La rame reste en rade, mon téléphone sonne. Bien qu'aphone ou presque, je décroche, et voilà qu'une nouvelle course contre la montre s'engage.

"Où es-tu ?". J'articule "Alesia" plusieurs fois, mais rien ne sort, ou alors juste un A. Epique, de parler dans un métro bruyant avec une extinction de voix et un téléphone qui ne reçoit pas bien. "Dépêche-toi, nous sommes dans la salle" !
Il est à peine 14h, mes amis m'attendent déjà à Gennevilliers et ont pu franchir les portes largement en avance. Alesia, c'est à l'autre bout de Paris, j'en ai encore pour minimum 45 minutes avant d'arriver. Je trépigne. Dans une secousse, le métro repart. La course continue : changement de ligne en courant, les stations défilent.

J'arrive essoufflée, et rejoins ceux qui m'attendent dans la salle. Nous faisons connaissance avec le lieu, tout en nous demandant si assister aux balances sera possible. Ce ne sera finalement pas le cas, mais quelle chance de voir la scène, les guitares et amplis déjà en place bien qu'encore silencieux. Je suis stupéfaite de voir qu'il y a des rangées de chaises dans la fosse... c'était pourtant bien écrit sur le billet, mais je pensais que c'était par erreur. Un concert de Thiéfaine assise en fosse ? Ah ça non, pas possible !!

Vers 16h, nous voilà de nouveau à l'air libre. D'autres habitués sont là, mais nous sommes encore très peu nombreux. Nous prenons place derrière les barrières, les heures s'enchaînent. Les discussions aussi, je participe malgré ma pauvre voix erraillée. Je n'arrive pas à savoir si c'est de pire en pire, de mieux en mieux ou pareil qu'en début de journée. Je n'avais jamais été aphone, mais ça fait maintenant 5 jours que ça dure et je m'impatiente de retrouver un timbre de voix normal, ou même un timbre de voix tout court. Je tente de me convaincre qu'une fois le concert commencé, j'articulerai les paroles sans chanter, pour préserver ce qu'il me reste de cordes vocales. On verra si j'y arrive, car j'ai quand même un paquet de choses à évacuer.

J'aime toujours ces heures d'attente avant les concerts. Patienter des heures, debout, parfois dans le froid... C'est là qu'on discute, qu'on fait connaissance, qu'on trouve des gens pour nous offrir un Bounty ou un Babybel quand on a la dalle, qu'on extrapole sur le sort des chaises que les organisateurs ont eu le malheur d'aligner dans la fosse. J'adore ! C'est là aussi que l'on peut mettre des visages sur des pseudos croisés au hasard d'internet. Précieux moments. Et toujours ce petit stress, lors des dernières dizaines de minutes avant l'ouverture des barrières : ceux qui viennent d'arriver passeront-ils devant ceux qui ont patienté des heures durant ?

Les barrières s'ouvrent, plongeon dans la salle en courant, je dévale les escaliers, arrive au bord de la scène et réserve la chaise reluquée plus tôt dans l'après-midi. L'attente a payé. Je suis à la place rêvée, au 1er rang, légèrement à gauche du micro central, avec une belle vue à venir sur tous les artistes et particulièrement la tête d'affiche. Tous ceux qui m'ont accompagnée durant les heures précédentes ont eux aussi une très bonne place. Soulagement.

Je m'assois sur cette satanée chaise, vois passer les photographes et leur impressionnant matériel (je bave devant les EOS 1D et les objectifs série L si reconnaissables). Je rêve, un jour, de pouvoir apporter le mien, et d'associer une passion à une autre : la musique de Thiéfaine et la photographie. Ce ne sera pas pour ce soir, alors concentrons-nous sur le reste...

Alice Botté s'avance, tout comme le reste de l'équipe, ainsi que Thiéfaine, sa guitare et son harmonica. Les premières notes de la perle noire Annihilation s'égrennent. Magnifique. Maintenant, il faut profiter, ouvrir grand ses mirettes et ses oreilles.
Saleté de chaise, elle me perturbe, on dirait qu'elle me ligote.
Passe Annihilation, commence Fièvre Résurrectionnelle... non mais vraiment, cette chaise, il faut qu'elle dégage ! Avec quelques autres forcenés du 1er rang, on tente de se lever. Râleries dans les rangs suivants : il faut se rasseoir. Deux fois de suite. A la fin de ce deuxième titre, branle-bas de combat, les gens déferlent sur l'avant de la salle, au diable les chaises, tout le monde s'avance. C'est gagné, enfin !

Situation souvent rêvée mais que je ne croyais pas possible : je me retrouve accoudée à la scène, Hubert-Félix Thiéfaine juste au dessus, à quelques dizaines de centimètres. Il bouge, partage sa prestation avec le public, joue avec lui. Grande forme toujours, le grizzli des montagnes jurassiennes... Le concert se passera ainsi, c'est indescriptible de puissance. Le public (les premiers rangs du moins) est plus dynamique que sur les précédents concerts auxquels j'ai pu assister. Forcément, il n'y a pas de fosse de sécurité. Les quelques mots glissés par l'artiste sont quasiment les mêmes au fil des concerts, mais l'homme est bon acteur car cela paraît toujours spontané. Les 12 minutes de concert du siècle sans drogue, alcool, sexe, Dieu et mort sont désormais réduites à 11 minutes, l'amanite phalloïde est toujours aussi mortelle...

Tiens l'amanite justement, parlons-en. Qui, parmi les Thiéfainautes, ne s'est jamais défoulé sur le refrain de cette chanson lors d'un concert ? En plein défoulage personnel, hier soir, je vois - incrédule - une main tendue arriver sous mon nez, un micro au bout... oui c'est bien cela, HF Thiéfaine me tend le micro. Pour chanter, donc. Allons-y. Vous n'avez pas oublié, je suis aphone !! J'y mets tout mon coeur mais bon sang, j'ai la voix complètement erraillée une fois dans ma vie, mon artiste préféré me tend son micro une fois dans ma vie aussi et voilà, ces deux évènements rares sont malheureusement tombés le même jour !!

Je ne vous refais pas toute la setlist, légèrement écourtée par rapport aux premiers concerts de la tournée, mais complétée par le magistral Ad Orgasmum Aeternum... Les Ombres du Soir sont bel et bien revenues, bien qu'ayant failli disparaître de la tournée. Puis les rappels arrivent, Lobotomie Sporting Club et sa fin programmée, le lancer de tee-shirt. C'est terminé.

Retour à la réalité, du moins le croit-on : nous récupérons nos affaires, laissées en plan en début de concert lorsque nous avons pu abandonner nos chaises. Tout est là.
Je sais qu'il y a parfois des séances de dédicaces post-concert, mais ce n'est pas mon truc, et faire dédicacer un billet que je ne conserverai pas, je n'en vois pas l'intérêt. Je reprends mon sac, repense alors au livre qui s'y trouve, jeté dedans juste avant de partir en début d'après midi. Histoires grotesques et sérieuses par Edgar Allan Poe, le bouquin-même où se trouve Le Corbeau. Ah ça par contre... pourquoi pas. Puisqu'on est là, autant tenter le coup.
Par un incroyable concours de circonstances, nous passons la sécurité in extremis. Je fais dédicacer la page où se trouve ce poème fétiche... je dis "écrivez ce que vous voulez, où vous voulez" (je n'ai toujours pas de voix (ni d'imagination), ça ne sort toujours pas bien !), réponse de Thiéfaine "ah mais là c'est embêtant, je ne peux pas écrire sur du Poe" !!! Bon, il trouve de la place, et ajoute "allez, je vais vous donner un marque page en plus", qu'il me signe aussi... Mais si tu veux Hubert, je n'en demandais pas tant, mais merci bien, finalement je prends !

Nous ressortons, retour au métro. Un dernier verre avant de reprendre la voiture.

Aurai-je la chance de retrouver une si belle ambiance, de passer une soirée si extraordinaire ? Je vous en prie... ne me répondez pas "jamais plus !"

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