Télégramme 2012
Vendredi dernier, en témoigne mon précédent billet, je n'étais pas spécialement d'humeur joyeuse. Ce n'est d'ailleurs toujours pas le cas. Mais bon, c'est la vie, et les lois de la nature et celles de la science n'étant apparemment pas de mon côté, il va encore falloir faire avec (ou sans) pendant quelques temps.
En prévision de la fantastique nouvelle qui venait de me tomber dessus, j'avais préparé une musique déprimante pour ma soirée (Paris de Saez, pour ceux qui ne connaissent pas eh bien... disons qu'à côté de cet album, Alambic Sortie Sud de Thiéfaine pourrait presque passer pour un sketch des Inconnus).
Une fois le coup de massue assséné sur ma tronche, j'ai changé de CD. Soyons un peu plus rock'n roll, ne nous laissons pas embringuer dans la tristesse, écoutons donc le Scandale Mélancolique Tour.
Je vous propose de vous attarder sur le dernier titre du premier CD, Télégramme 2003. Laissons de côté la polémique de cette chanson, et donc la personne à qui HFT s'adresse. Prenons-la juste pour ce qu'elle est, une magnifique déclaration d'amitié, une missive adressée à une personne chère pour qu'elle sorte de la prison qui est la sienne, qu'elle aille de l'avant. Car même si la comparaison est excessive, quand vous êtes en parcours d'AMP, vous êtes un peu en prison. C'est vous qui en avez érigé les murs, en vous isolant peu à peu du reste du monde que vous supportez de moins en moins de voir. Vous ne connaissez pas la durée de votre peine. Vous espérez juste qu'un jour, à force de ronger vos barreaux, c'est vous qui prendrez le dessus sur cette saleté de Dame Nature (LP pour les initié(e)s), et qu'un beau soleil vous apparaîtra enfin.
J'ai très souvent pensé à toi
Depuis ce matin de juillet
Où je t'ai vu traîner ta croix
Pendant que les idiots causaient
Le chagrin joue avec les lois
Et les lois jouent avec nos plaies
Les salauds sont pas ceux qu'on croit
Quand tout bascule à l'imparfait
Ronge tes barreaux avec les dents
Le soleil est là qui t'attend
Ronge tes barreaux avec les dents
Tes amis deviennent impatients
J'imagine ton coeur & ton corps
Piétinés au fil des journées
Et je te vois dans un remords
Imprimé pour l'éternité
Je rêve pour toi de réconfort
De joie et de paix retrouvées
Si tu pouvais sourire encore
Quand tes larmes seront séchées
Ronge tes barreaux avec les dents
Le soleil est là qui t'attend
Ronge tes barreaux avec les dents
Tes amis deviennent impatients
Tu as perdu ton bel amour
Tu as perdu tes rêves d'enfant
Et tu passes à travers le jour
Pâle, éphémère & transparent
On aimerait te voir de retour
Dans l'univers des survivants
Villon prisonnier de la tour
Qui s'ra ton Charles d'Orléans
Ronge tes barreaux avec les dents
Le soleil est là qui t'attend
Ronge tes barreaux avec les dents
Tes amis deviennent impatients
[Télégramme 2003 - HF Thiéfaine / Elista]
PS : Merci à tous ceux et celles qui se reconnaîtront, pour la sympathie exprimée ces derniers jours.
Commentaires sur Télégramme 2012
- Marianne, oui tu as eu de la chance mais tu en as bavé quand même, et pas qu'un peu. Pour les discussions c'est vrai que c'était bien, mais je reste joignable tu sais où et par quel(s) moyen(s)
Merci Claire, c'est gentil
Un an c'est déjà long tu sais ! Merci pour ton message et pour ton soutien. Finalement on en reçoit peu, mis à part des gens directement concernés par le problème. Alors tes mots sont d'autant plus précieux.
Bises à toutes les deux. - Courage.. La route se révèle parfois très longue (cinq longues années pour nous) & un matin, c'est le chaos, personne ne veut s'habiller, une tasse se casse et du lait au chocolat se répand sur le t-shirt tout neuf, & là on se dit... Mais oui, c'est un bonheur que je te souhaite... Courage, encore, courage. Ca va viendre, crois-moi.








